Tentative de récupération de données ratées

Suite à la demande d’une cliente, on a tenté de récupérer des données sur une clef USB 3.0 Philips de 64GB (FM64FD75B), mais notre tentative a échoué.

On a fait une récupération sous Linux, car sous Windows la clef USB n’est pas reconnue. Elle se connecte et puis se déconnecte continuellement.

Après de multiples tentatives de récupération sous Linux, on a décidé de tenter le dé-soudage de la puce mémoire pour la souder sur une autre platine de clef USB identique.

Identique ? Presque, les deux clefs USB sont en apparence identiques et elles ont été achetées le même jour par la cliente. Mais la platine de la puce de contrôle n’est pas la même. L’une date de 2019 et l’autre de 2021. Ceci est peut-être la cause du problème. Un premier modèle avait sûrement un défaut de fabrication et il a été corrigé par une nouvelle puce contrôleur.

On a démonté les clefs et dessouder la puce mémoire pour la souder sur la deuxième clef USB qui fonctionnait. Mais ceci n’a servi à rien. Plusieurs tentatives de récupération de données sous Linux plus tard, rien n’était détecté par les logiciels de récupération de données.

Il est possible que la puce mémoire de la clé USB Philips soit endommagée ou défectueuse, ce qui empêche la récupération des données. Il est également possible que le problème soit lié à la connectivité de la clé USB avec l’ordinateur et non pas à la puce mémoire elle-même. Mais vu que le logiciel de récupération fait un scan complet de la mémoire la connectivité à la puce est bonne.

Il est très important de sauvegarder régulièrement les fichiers importants sur plusieurs supports de stockage pour éviter de perdre des données en cas de problème. La règle 3-2-1 de la sauvegarde, dit que vous devez avoir au moins trois copies de vos données. Deux des sauvegardes doivent être stockées sur des types de supports différents et au moins une sauvegarde doit être stockée hors site ou dans le cloud.

Si vous voulez essayer de faire une récupération de données de votre côté, voici une liste de logiciels de récupération de données qui peuvent aider à récupérer les fichiers sur une clé USB ou un disque dur légèrement endommagé, mais il est important de noter que ces logiciels ne garantissent pas toujours la récupération complète des données. Il est également possible de contacter un professionnel de la récupération de données pour plus d’options, mais la récupération de données peut être coûteuse et prendre beaucoup du temps.
IAV S.à r.l. ainsi que ses techniciens ne prennent aucune responsabilité pour l’utilisation de ces logiciels. C’est à vos propres risques et périls si vous les utilisez mal ou que vos données sont perdues.

  1. Recuva: un logiciel gratuit et facile à utiliser qui peut récupérer des fichiers perdus sur des disques durs, des clés USB et d’autres supports de stockage.
  2. Photorec : un logiciel de récupération de données pour Linux, il est capable de récupérer des fichiers à partir de disques durs, de clés USB et de cartes mémoires.

Malheureusement on n’arrivera pas à aider cette cliente. Faites toujours des sauvegardes ! Si vous travaillez sur un de vos documents, laissez une copie sur l’ordinateur sur lequel vous travaillez, si c’est le vôtre et faites une copie sur une clef USB.
Faites une copie ! Ne déplacez pas ce qui est sur l’ordinateur vers la Clef USB. à la limite, faites même deux copies sur deux clefs USB, un disque dur différent ou dans le Cloud.

Dans ce cas de figure, on n’arrive à ne rien faire, car la puce mémoire est défectueuse. S’il y avait un problème mécanique, tel que le connecteur USB cassé, on aurait sûrement réussi à récupérer les données. Le réflexe de la cliente d’acheter deux clefs USB identiques, est bon et nous a permis d’intervenir rapidement avec la deuxième clefs USB. Le plus souvent les clients ont juste une clef USB et si elle est cassée on n’a pas les composants pour la réparer. Vu le prix assez bas des clefs USB de nos jours, acheter deux clefs pour peut-être pouvoir en réparer une si la première est défectueuse.

Pour toute cette intervention on a utilisé un microscope avec caméra, une station de soudage à air chaud CMS, un fer à souder avec contrôle de la température, de la pâte de flux à souder, de la tresse à dessouder, du fil à souder ou de l’étains et des pinces antistatiques.